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Les Amis de la Musique et de l’Orgue | Tribunes Baroques

Les Amis de la Musique et de l’Orgue

 

AMO a été créé en 2004 lors de l’inauguration de l’orgue restauré de la collégiale de Saint-Ursanne. Les amis de la Musique et de l’Orgue ont pour but de mettre en valeur l’instrument par :

  • l’organisation de concerts intégrant l’orgue en soliste ou en continuo (la 415 hz)
  • la mise sur pied de portes ouvertes, de cours, de visites, d’expositions
  • l’accueil d’organistes, de musiciens et de groupes divers

« Puissent dès maintenant les travaux si bien accomplis par l’atelier Cattiaux, grâce à quoi les récitals sont eux aussi transfigurés, inspirer des initiatives culturelles, encourager les organistes à se cultiver, rendre humbles et profonds les facteurs d’orgue. »

Paul Flückiger, le Quotidien Jurassien, novembre 2004


 

Constitution du bureau le 1er janvier 2012:

  • Francis Girardin
  • Véronique Vuillaume
  • Anne Wolfer
  • Richard Bron
  • Catherine Wolfer-Huguet
  • Gabriel Wolfer

« Qui es-tu? D’où viens-tu ?
O musique de divine et mystérieuse nature
Es-tu le chaud du printemps que le zéphyr nous apporte ?
Qui pare les prairies, qui souffle dans les feuillages ?
Ou bien es-tu cet amour qui transporte nos sentiments, l’infinie empathie des cœurs dans une pleine concorde ?
Ou bien es-tu cette amitié, flamme encore plus noble, plus précieuse qui rend les âmes égales entre elles ?
Ou bien es-tu plutôt le Centre qui dépasse tout, vers lequel, à la fin, tous les élus vont aller ? « 

William Croft, an hymn of divine music


 

AMO productions présente: les disques de l’Ensemble baroque Eloquence :

« En faisant franchir à l’auditeur le seuil de la Collégiale de St-Ursanne, respectable édifice du XIIe ancré sur les bords du Doubs dans le Jura suisse, cet enregistrement remarquable de petits motets français le transporte dans l’intimité des offices religieux et des concerts spirituels du siècle de Louis XIV. Les instruments utilisés présentent les factures en usage à cette époque, y compris le grand orgue qui accompagne la plupart des pièces. Animé d’une commune sensibilité et d’un vif intérêt pour cette musique d’un âge perdu, constitué par des musiciens de renom en pleine possession de cet art, l’Ensemble baroque « Éloquence » présente dans son premier opus une sélection intelligemment agencée de petits motets, pour 1, 2 ou 3 voix et continuo, de compositeurs français qui ont vécu entre la deuxième moitié du XVIIe et la première partie du XVIIIe siècle. Les prières religieuses en latin, prononcé à la française, qui ont présidé à la composition des pièces sont agencées dans une progression allant de la quête incertaine de l’âme du chrétien, à l’exultation en l’honneur de la Vierge Marie.
Ces pièces en clair obscur ont en partage l’atmosphère d’un recueillement non dépourvu d’une fraîche vitalité qui semble émaner de la couleur mordorée et de la respiration ample et souple du continuo où se mêlent le timbre délicat du théorbe de Rémi Cassaigne et le son velouté de l’orgue de Gabriel Wolfer. On ne peut qu’être touché par cet espace précieux offert à la subjectivité de certains auditeurs privilégiés par cette musique qui invite à la confession, dans l’intimité ouverte entre l’homme et Dieu.
La variété est constituée par l’alternance de la composition: alors que les motets d’André Campra et de Sébastien Brossard font vibrer par la flexibilité des voix de Catherine Padaut et de Bénédicte Tauran (qui se retrouvent en duo dans l’admirable « Tota pulchra es anima mea »), le motet « O plenus irarum dies » ébranle le coeur par la voix de Lissandro Abadi dans des vocalises inspirées du Jugement dernier. Plus concertantes, les trois pièces de Louis-Nicolas Clérambault, à l’époque chargé de la musique à la Maison royale de Saint-Cyr destiné aux jeunes filles, associent aux solistes un ensemble vocal féminin. On retrouve cette orchestration plus luxuriante dans l’ « Ave Maria » de Nicolas Bernier, empreint des aspirations dévotionnelles les plus hautes et caractérisé par une utilisation élégante de l’imitation, dans l’immédiate inspiration renaissante. Entre ces pièces où concordent rhétoriques textuelle et musicale pour exprimer les sentiments les plus contrastés qui habitent l’âme humaine, les pièces de Louis Couperin, Marin Marais et Robert de Visée, offrant des espacent purement sonores, font déguster les saveurs raffinées du théorbe de Rémi Cassaigne et de la viole de gambe d’Emmanuelle Guigues. »

Maxime Grand